Quels sont les besoins du marché ?
Les industries de la santé animale s’engagent fortement dans la Recherche
8 à 12 ans sont nécessaires pour le développement d’un médicament vétérinaire
les médicaments vétérinaires sont soumis à une autorisation de mise sur le marché
De nombreux contrôles pour une production encadrée et évaluée
Communication et publicité – Distribution – Prescription et traçabilité des médicaments vétérinaires
Surveiller les effets indésirables grâce à la pharmacovigilance

Vaccins

Les vaccins : mieux vaut prévenir plutôt que de guérir

 

La vaccination est un des outils permettant de réduire l’incidence d’une maladie en vue, éventuellement, de son éradication à terme.

 

Légende - Avantages de la vaccination par rapport au traitement curatif.

 

Le principe de la vaccination repose sur le fait qu’il vaut mieux prévenir une maladie plutôt que de la soigner. Un vaccin consiste donc à provoquer délibérément chez l’animal une réaction immunitaire destinée à le protéger à l’avenir contre un agent pathogène viral, bactérien ou, plus rarement, parasitaire. À l’échelle d’un élevage, c’est l’ensemble du cheptel qui peut être ainsi protégé. Ainsi, dans les élevages de porcs et de volailles, les vaccins représentent de 50 à 70 % des médicaments vétérinaires utilisés. La part des traitements curatifs est ainsi réduite.

À l’échelle d’un pays, la vaccination est un des outils permettant de réduire l’incidence d’une maladie, en vue à plus long terme, de son éradication.

Pour provoquer la réaction immunitaire protectrice, une souche vaccinale, appelée antigène, est administrée à l’animal. Il convient alors que l’antigène vaccinal soit dénué de pathogénicité résiduelle pour qu’il ne provoque pas la maladie lors de son administration à l’animal.

La prévention est une priorité pour l’industrie du médicament et du diagnostic vétérinaires. En effet, l’infectiologie est un domaine thérapeutique majeur dans la recherche des laboratoires. Cela répond à l’objectif fixé par les entreprises : « mieux vaut prévenir que de guérir ». Grâce à cette recherche, les vaccins permettent de prévenir les animaux face aux maladies mais également de les prévenir rapidement face aux maladies émergentes.

 

Les antigènes vaccinaux peuvent alors être de plusieurs types différents.

 

Vaccins vivants atténués

Il peut d’abord s’agir de vaccins vivants mais atténués. Ces vaccins entraînent une excellente protection immunitaire. Sauf exception, ils ne nécessitent pas d’adjuvant. Dans les grands effectifs de volailles, ils peuvent être administrés par l’eau de boisson ou par nébulisation.

 

Vaccins inactivés adjuvés

La seconde voie est celle des vaccins inactivés ou tués ayant perdu leur pouvoir pathogène. Il s’agit par exemple des vaccins antirabiques qui contiennent le virus de la rage inactivé. L’absence de multiplication dans l’organisme peut souvent nécessiter une primovaccination en deux, voire trois injections. Souvent, un adjuvant est ajouté pour augmenter la réponse immunitaire. Mais, il peut parfois aussi être à l’origine de réactions locales au point d’injection ou d’une légère hyperthermie transitoire.

La troisième voie est celle des vaccins fractions où seules des protéines antigéniques sont utilisées. Ainsi la vaccination contre le tétanos est réalisée avec une anatoxine tétanique chez les chevaux comme chez l’homme.

 

Vaccins recombinants

La dernière voie, la plus récente, est celle des vaccins recombinants obtenus par génie génétique. Dans le génome d’un agent non pathogène, il est inséré quelques gènes d’un agent pathogène codant pour des protéines antigéniques protectrices. L’administration de ce vaccin permettra la synthèse de ces antigènes immunogènes chez l’animal sans que la maladie puisse s’y développer.

 

La protection des nouveau-nés

Enfin, pour la protection des nouveau-nés contre les maladies du très jeune âge, il est parfois utile de vacciner les mères. Par l’ingestion du colostrum riche en anticorps d’origine maternelle, le jeune est ainsi protégé temporairement contre ces maladies, jusqu’à ce qu’il puisse acquérir sa propre immunité.

 

Les autovaccins : la vaccination "sur mesure"

La plupart des vaccins utilisés chez les animaux sont des vaccins préparés à l’avance dont l’innocuité et l’efficacité ont été bien évaluées, notamment à travers des épreuves virulentes. Dans certains cas exceptionnels, lorsqu’ils n’existent pas de vaccins autorisés, des maladies bactériennes peuvent être évitées avec des autovaccins. Ces autovaccins sont des vaccins inactivés adjuvés préparés à partir d’un germe pathogène directement isolé sur un animal ou un groupe d’animaux d’un élevage. Ils ne peuvent être prescrits que sur cet animal ou dans cet élevage.

Les principaux vaccins autorisés sont présentés dans ce tableau en lien.

 

La vaccination : un acte vétérinaire

Retrouvez en lien un article d'Arnaud Deleu du SIMV et Jocely Amiot, Président de la commission vaches allaitantes de la SNGTV, rédigé d'après une présentation réalisée lors des journées nationales des GTV à Reims du 17 au 19 mai 2017.

 

Hésitation vaccinale : vaccination des chiens

Ce document apporte une réponse aux questions les plus fréquentes qui conduisent un propriétaire de chien à hésiter à faire vacciner son animal. La propagation rapide de la désinformation (grâce à Internet et aux réseaux sociaux notamment), mine la confiance dans les vaccins et risque d’entrainer des épidémies. Certaines maladies sont mortelles pour les chiens, et pour la leptospirose ou la rage, transmissibles à l’homme.

 

Est-il obligatoire de vacciner mon chien ?

 

Oui : en France, les vaccinations sont obligatoires lors de la cession ou de la vente d’un chiot ou d’un chien à son nouveau propriétaire. Ainsi, lors de l’achat d’un chiot chez un professionnel (animalerie, élevage) ou chez un particulier, celui-ci est obligatoirement déjà vacciné, au moins une fois, contre au moins 3 maladies infectieuses (maladie de Carré, Hépatite infectieuse, Parvovirose).

La vaccination contre la rage est obligatoire lors du passage des frontières françaises, en cas de voyage en Corse et dans les DOM-TOM ainsi que pour les animaux considérés dangereux (1ère et 2nde catégories selon la loi du 6 janvier 1999).

Dans tous les autres cas, la vaccination est un acte de médecine préventive décidé pour chaque cas, en concertation avec votre vétérinaire.

Toutes les maladies contre lesquelles il est possible de vacciner sont décrites à la fin de ce document.

 

Vaccination et immunisation

La vaccination est pratiquée pour provoquer une réaction du système immunitaire, permettant au sujet vacciné d’être immunisé c’est-à-dire protéger contre une maladie. Quand l’organisme rencontre un agent pathogène pour la première fois, 7 à 10 jours lui sont nécessaires pour induire un système de défense spécifique. Lors d’un second contact avec ce même agent pathogène, soit ce microbe ne peut pas coloniser l’organisme du fait de la présence d’anticorps, soit grâce à un mécanisme de « reconnaissance », une réponse immunitaire efficace apparaît en moins de 3 jours empêchant la survenue de la maladie. La vaccination agit sur le système immunitaire comme une infection naturelle. Son but est de « l’éduquer » à reconnaitre le microbe pour qu’il puisse rapidement se défendre quand il le rencontrera ultérieurement.

Certains individus ne répondent pas aux vaccins et ne sont donc pas protégés, mais cette non-réponse peut être temporaire ou permanente. A l’échelle de la population, 90% de sujets protégés permettent de réduire la circulation de l’agent pathogène et donc de diminuer le risque pour les autres d’être en contact avec le microbe. C’est ce qu’on appelle l’ « herd immunity ».

En vaccinant le plus grand nombre d’animaux et en diminuant le nombre d’animaux sensibles à la maladie, on diminue la prévalence de la maladie.

 

Fréquence des rappels de vaccination

Selon le type de vaccin utilisé, les individus et la prévalence de la maladie, la durée d’immunité peut être très variable d’un animal à un autre.

La fréquence des rappels est établie pour protéger au mieux au niveau d’une population, en tenant compte des différents vaccins présents sur le marché, des variabilités individuelles et des situations particulières.

Contrairement à ce qui est dit sur les réseaux sociaux, les laboratoires qui conçoivent, fabriquent et vendent des vaccins canins font des études pour mesurer la durée de l’immunisation et les durées de protection sont indiquées dans le résumé des caractéristiques du produit, qui est un document validé par les autorités compétentes en France et disponible publiquement sur internet (https://www.anses.fr/fr/thematique/m%C3%A9dicament-v%C3%A9t%C3%A9rinaire-anmv)

 

Vaccins et effets indésirables

Contrairement à ce que l’on lit sur les réseaux sociaux, les vaccins ne sont autorisés à être mis sur le marché qu’après avoir démontrer à la fois leur innocuité et leur efficacité.

Les réactions graves dues aux vaccins existent mais elles sont rares et surveillées. La plupart des réactions indésirables observées après un vaccin sont bénignes et transitoires. Leur nature et leur fréquence sont indiquées dans le résumé des caractéristiques du produit.

La pharmacovigilance a pour objet la surveillance des effets indésirables et en France, tout effet indésirable observé chez un animal après l’administration d’un médicament ou d’un vaccin peut être déclaré sur le portail https://pharmacovigilance-anmv.anses.fr/

Il est démontré que les vaccins qui protègent en même temps contre plusieurs maladies n’entraînent pas plus d’évènements indésirables que les vaccins monovalents.

 

Le titrage d’anticorps est-il intéressant ?

Oui !

Le titrage d’anticorps est obligatoire après la vaccination contre la rage lorsque le chien doit voyager au Royaume-Uni, la Suède, l’Irlande ou Malte.

Le titrage d’anticorps est aussi un bon moyen d’évaluer la nécessité de pratiquer ou non un rappel de vaccination. Néanmoins, les titrages d’anticorps sont des dosages biologiques pouvant conduire à des faux positifs ou à des faux négatifs : un titre en anticorps ne signifie pas toujours protection, et une absence de titre ne signifie pas non-protection (immunité cellulaire) …. De plus, le coût d’un titrage d’anticorps est équivalent ou supérieur au coût d’un rappel de vaccination et comme les rappels, il doit être répété à intervalle régulier pour détecter une baisse d’immunité puisqu’il est difficile de prédire pendant combien de temps votre compagnon restera efficacement protégé.

 

Contre quelles maladies vaccine-t-on un chien en France ?

Les maladies prévenues par les vaccins chez le chien en France sont les suivantes :

 

  • Maladie de carré : la maladie de Carré est une maladie très contagieuse, due à un virus proche de celui de la rougeole. Elle peut être mortelle pour le chien, en particulier chez les chiots. La vaccination a permis de réduire considérablement l’incidence de la maladie au cours des dernières décennies. Toutefois, il existe toujours des cas en France.

 

  • L’hépatite de Rubarth est une maladie infectieuse due à un adénovirus qui touche le foie, les reins, les yeux et les poumons du chien. On l’appelle aussi hépatite contagieuse canine ou hépatite infectieuse canine. Elle n’est pas très fréquente mais elle peut être très grave : dans certains cas, elle conduit à la mort du chien en quelques heures.

 

  • La parvovirose : maladie est provoquée par un virus, le parvovirus canin. Fréquent, il est aussi extrêmement résistant. Il peut persister dans l’environnement pendant de longues périodes, des mois, voire des années. Des milliers de chiens en sont morts avant qu’un vaccin ne soit disponible. A l’heure actuelle, bien que l’on n’observe plus de telles épidémies, la parvovirose reste une maladie fréquente chez les chiens non vaccinés. Elle est aussi la cause la plus fréquente de mortalité des chiots en élevage, principalement en période de sevrage. Régulièrement, des cas sont rencontrés par les vétérinaires. Ils sont souvent graves, voire mortels.

 

  • La rage : maladie très ancienne due à un virus, la France est déclarée indemne de rage depuis 2001 mais un cas de rage a été observé en 2008 suite à la contamination d’une chienne en France à partir d’un autre chien enragé, revenant du Maroc. Cette maladie mortelle, transmissible à l’Homme, sévit encore à nos frontières (Maghreb, Europe de l’Est) et provoque la mort de plus de 55 000 personnes par an, surtout des enfants. La Russie, la Chine et l’Inde sont particulièrement touchées. La rage est transmise par la morsure d’un animal infecté, y compris avant que ce dernier ne présente le moindre symptôme. Les chiens, lorsqu’ils ne sont pas vaccinés, peuvent, quels que soient leur race ou leur âge, être contaminé par un animal enragé et attraper la maladie.

 

Les vaccins destinés à prévenir ces maladies ont été désignés comme « core vaccines » par les anglo-saxons, c’est-à-dire essentiels et devant être administrés à tous les chiens quelques soient les circonstances et leur localisation géographique selon les lignes directrices WSAVA Vaccination Guidelines Group dont fait partie le fameux Dr Ronald Schultz.

 

  • la leptospirose est une maladie infectieuse due à une bactérie, la leptospire.

Elle existe depuis très longtemps et elle est en augmentation, partout en France. C’est une maladie transmissible à l’Homme et elle peut être mortelle. Les principaux réservoirs de la maladie sont les rats, mais aussi les ragondins, les hérissons, les sangliers ... Ces animaux sont porteurs, mais ils ne sont pas malades. Les bactéries sont présentes dans leurs reins et se multiplient, avant de passer dans les urines. Les animaux porteurs déposent alors les bactéries partout où ils urinent, et celles-ci survivent lorsqu’il a y a de l’eau (flaques, fossés, rives des rivières, étangs, mares, etc.). Elles peuvent ensuite contaminer tout type de chiens au cours de promenades, en présence d’eau souillée (mare, berges de rivières, fossés, etc.).

La vaccination permet de protéger les animaux contre les principales souches de leptospires responsables de la maladie, même si le nombre de souches différentes de leptospires est très important. Une partie des chiens malades de leptospirose peut être sauvée avec la mise en place de traitements lourds et environ un sur deux décède ou garde des séquelles telles qu’une insuffisance rénale chronique. Dans le cas de la leptospirose, la vaccination a également pour but de limiter l’excrétion bactérienne donc le risque de contagion, aux autres animaux comme aux membres de la famille.

 

  • la toux de chenil : maladie extrêmement contagieuse qui touche l’appareil respiratoire du chien. Les symptômes sont ceux d’une sorte de grippe, qui se transmet de chien à chien par simple contact (nez-à-nez), ou même sans contact direct. C’est une maladie provoquée par plusieurs virus et bactéries et deux d’entre eux jouent un rôle prépondérant : le virus Parainfluenza canin et la bactérie Bordetella bronchiseptica. La vaccination constitue un moyen efficace pour protéger les chiens contre la trachéobronchite infectieuse canine. Il existe actuellement des vaccins administrés par voie intranasale. Ils miment la voie naturelle de l’infection, bloquant directement les agents pathogènes à l’entrée des voies respiratoires. La vaccination constitue un moyen efficace pour protéger les chiens contre la trachéobronchite infectieuse canine.

Il existe actuellement des vaccins administrés par voie intranasale. Ils miment la voie naturelle de l’infection, bloquant directement les agents pathogènes à l’entrée des voies respiratoires.

 

  • la piroplasmose : également appelée babésiose canine, d’après le nom du parasite (Babesia canis) qui en est à l’origine. Cette maladie parasitaire transmise exclusivement par les tiques est potentiellement mortelle si elle n’est pas prise en charge assez tôt. La première chose à faire est de retirer manuellement les tiques au plus tôt après leur fixation. Et de protéger son chien à l’aide d’un antiparasitaire externe actif contre les tiques. Il existe un vaccin qui protège contre certaines piroplasmoses.

 

  • la maladie de lyme, maladie due à une bactérie Borrelia burgdorferi transmise par les tiques. Comme chez l’Homme, la maladie de Lyme chez le chien est très difficile à diagnostiquer. Comme pour la piroplasmose, la première chose à faire est d’éviter les morsures de tiques. Il existe un vaccin qui permet la réduction de la transmission de Borrelia par les tiques.

 

  • la leishmaniose : la leishmaniose canine est une maladie parasitaire chronique grave. Elle est due à un parasite microscopique appelé leishmanie (Leishmania infantum), également responsable de la leishmaniose humaine. La leishmaniose est transmise au chien et à l’Homme lors de la piqûre d’un « moucheron » le phlébotome. Traiter le chien avec un insecticide à action répulsive sur les phlébotomes est le seul moyen efficace pour protéger son animal de la piqûre et ainsi du risque d’infection leishmanienne. Deux vaccins contre la leishmaniose canine existent en France avec une ou trois injections en première année, et d’un rappel annuel par la suite.

 

 

 

 

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