Quels sont les besoins du marché ?
Les industries de la santé animale s’engagent fortement dans la Recherche
8 à 12 ans sont nécessaires pour le développement d’un médicament vétérinaire
les médicaments vétérinaires sont soumis à une autorisation de mise sur le marché
De nombreux contrôles pour une production encadrée et évaluée
Communication et publicité – Distribution – Prescription et traçabilité des médicaments vétérinaires
Surveiller les effets indésirables grâce à la pharmacovigilance

Antibiotiques et alternatives

 Les antibiotiques indispensables à la santé animale pour la santé publique

 

Sans antibiotique vétérinaire, il ne peut y avoir une bonne santé animale, et, par conséquent, une bonne santé publique.

 

Comparaison de réduction du recours aux antibiotiques ches les nimaux et chez l'homme.

 

 

Légende. Entre 2007 et 2017, en dix ans, les traitements des animaux aux antibiotiques ont été divisés par trois en France (-65 %). Sur la même période, aucune réduction de l’antibiothérapie n’a été observée en médecine humaine. Source : LegiVeille d’après des données de l’Anses et de l’ANSM.

 

Plus encore qu’en santé humaine, les antibiotiques sont des médicaments incontournables pour la santé animale. Car les maladies infectieuses sont une dominante de la pathologie animale.

Pourquoi ? D’abord parce que l’hygiène et les conditions de vie des animaux sont nécessairement moins bonnes que celles de l’homme. Les animaux ne peuvent pas prendre une douche tous les matins, ni se laver les mains plusieurs fois par jour. Chez les chiens et les chats, la présence de poils favorisent les infections de la peau. En élevage, les animaux sont évidemment élevés ensemble. La contagion est donc facilitée. D’autant qu’au démarrage, les jeunes animaux, dont le système immunitaire est encore fragile, sont rassemblés alors qu’ils proviennent souvent de plusieurs origines.

 

Pas de denrées saines sans animaux sains

En présence d’une maladie infectieuse, les antibiotiques sont donc indispensables pour obtenir la guérison et éviter la contagion aux autres animaux. À la fois pour des raisons de bien-être animal et de santé publique, il n’est pas concevable de laisser ces animaux souffrir sans les soigner par des antibiotiques efficaces. Les denrées (le lait, les viandes les œufs…) ne seront pas saines pour l’homme si elles sont issues d’animaux malades.

 

Une alternative : la prévention

Les alternatives aux antibiotiques consistent d’abord à faire de la prévention. Les vaccins et l’hygiène sont donc les premières pistes d’alternatives.

Néanmoins, le traitement antibiotique est parfois nécessaire.

La plupart des familles d’antibiotiques vétérinaires sont aussi autorisées chez l’homme. Toutefois, chez les animaux d’élevage, les familles les plus utilisées sont assez différentes. En médecine humaine, plus des deux tiers des prescriptions sont à base de bêtalactamines. Alors que cette famille représente moins d’une prescription sur cinq chez les animaux. À l’inverse, des familles peu utilisées chez l’homme sont privilégiées chez les animaux comme les tétracyclines, les sulfamides et la colistine, avant les pénicillines, les macrolides, les aminosides.

Enfin, les antiseptiques (non antibiotiques) sont aussi largement utilisés en médecine vétérinaire pour les soins cutanés entre autres.

 

Des alternatives bien évaluées contre les mammites

Les infections des glandes mammaires des vaches laitières sont fréquentes et coûteuses pour la filière laitière. Elles sont généralement traitées par des antibiotiques par voie intramammaire qui n’exercent pas une pression élevée de sélection des résistances. Néanmoins, en prévention de ces infections mammaires, l’industrie du médicament vétérinaire a développé des vaccins, des immunostimulants ou d’autres médicaments pour faciliter le tarissement des vaches.

 

Les principaux antibiotiques (et leurs alternatives) sont présentés dans ce tableau en lien.

 

Gare aux alternatives non évaluées

De nombreux produits, à base de plantes ou d’huiles essentielles ou d’autres composants promus comme naturels, se présentent comme des alternatives aux antibiotiques. Toutefois, dans la quasi-totalité des cas, ces produits n’ont pas été testés en comparaison avec des antibiotiques. Ils ne peuvent donc pas prétendre se substituer aux antibiotiques avec la même efficacité.

En outre, souvent, ils ne sont pas fabriqués avec les normes pharmaceutiques. Ni leur innocuité ni leur efficacité n’ont pu être vérifiées comme le sont les médicaments qu’ils prétendent remplacer. L’Agence du médicament n’a donc pas pu les évaluer, ni même en contrôler la composition.

L’Agence de sécurité sanitaire (Anses) a dressé un état des lieux des alternatives aux antibiotiques en 2018. Elle y constate l’absence de preuves d’innocuité et ou d’efficacité dans la quasi-totalité des cas.

Selon ce rapport, l’efficacité, lorsqu’elle est observée, est souvent de plus faible ampleur que celle des antibiotiques.

Sur leur toxicité, selon l’Anses, « ces produits présentent, sauf exceptions, une innocuité avérée pour l’animal cible, le consommateur et l’environnement », avec toutefois quelques précautions pour l’utilisateur du fait du caractère irritant de plusieurs substances. En revanche, l’Anses recommande de surveiller la résistance aux antibiotiques que ces produits alternatifs pourraient paradoxalement favoriser.

 

Ce rapport peut être téléchargé sur ce lien :

Anses. État des lieux des alternatives aux antibiotiques en vue de diminuer leur usage en élevage. Élaboration d’une méthode d’évaluation des publications scientifiques et résultats. Février 2018

https://www.anses.fr/fr/system/files/ALAN2013SA0122Ra.pdf

 

Le SIMV est membre de