Quels sont les besoins du marché ?
Les industries de la santé animale s’engagent fortement dans la Recherche
8 à 12 ans sont nécessaires pour le développement d’un médicament vétérinaire
les médicaments vétérinaires sont soumis à une autorisation de mise sur le marché
De nombreux contrôles pour une production encadrée et évaluée
Communication et publicité – Distribution – Prescription et traçabilité des médicaments vétérinaires
Surveiller les effets indésirables grâce à la pharmacovigilance

Le vétérinaire

Le vétérinaire

 

  • Le vétérinaire, acteur de la Santé animale

Le rôle du vétérinaire est de préserver ou de restaurer la santé des animaux en restant soucieux de la santé publique. Il est un acteur important dans la chaîne de valeur qui permet de préserver la santé animale.

 

Les bonnes pratiques :

La qualité du diagnostic puis de la prescription est assurée par la formation initiale et la formation continue dont il faut saluer le haut niveau en France. Les guides sur le médicament vétérinaire sont de véritables référentiels qui permettent d’éclairer les praticiens sur les meilleures pratiques.

 

La bonne observance :

Les laboratoires du médicament vétérinaire ont mis à disposition des vétérinaires de nombreuses formes galéniques (ou pharmaceutiques) des principes actifs. Le vétérinaire contribue alors à la bonne observance du traitement au travers de l’information du propriétaire et du choix de la forme d’administration la mieux appropriée à chaque animal.

 

La réactivité :

Le maillage territorial vétérinaire et la proximité avec les propriétaires qu’elle induit démontrent son efficacité à chaque crise sanitaire sur notre territoire : l’influenza aviaire, la rhinopneumonie équine, les cas suspects de rage importée…

Le couplage prescription-délivrance permet la dispensation immédiate des médicaments, ce qui est un gage d’efficacité de ce système. Le vétérinaire demeure un des piliers de la sécurisation de la filière au travers du système actuel de couplage prescription délivrance.

 

 

  • Le vétérinaire : vecteur de l’innovation

Le vétérinaire est le premier bénéficiaire de l’innovation avec les animaux et leurs détenteurs. Cette innovation diagnostique, thérapeutique et préventive mise à la disposition des vétérinaires permet d’alimenter leur pratique quotidienne : elle améliore le service médical rendu et permet de développer de nouvelles prises en charge thérapeutiques, et de nouveaux actes. Elle contribue donc significativement aux développements de l’activité vétérinaire simultanément à la santé des animaux.

 

Le couplage prescription-délivrance nécessaire pour le « one health »

Comme dans la plupart des pays d’Europe et du Monde, le vétérinaire est, en France, le professionnel de santé qui à la fois prescrit et délivre le médicament vétérinaire. Ce système est donc très différent de celui du médicament humain, où les médecins prescrivent et les pharmaciens délivrent. Il est alors parfois reproché au vétérinaire d’avoir un intérêt financier à prescrire davantage que nécessaire pour toucher les bénéfices de la vente. Mais, à l’inverse, le vétérinaire apparaît comme davantage responsable de l’économie de la filière et de l’application des politiques de santé publique.

Ainsi, en France, les vétérinaires ont divisé pas trois en dix ans, de 2007 à 2017, le recours aux antibiotiques chez les animaux. Alors qu’en médecine de ville, la prescription d’antibiotiques par les médecins et leurs délivrances en officine a stagné voire plutôt augmenté.

Dans la réalité, le couplage prescription-délivrance présente bien des avantages de santé publique qui sont soulignés par l’Organisation mondiale de la santé animale.

 

  • Le concept « on health » (une seule santé) met en évidence que la santé humaine et la santé animale sont confondus dans une seule santé. 60 % des maladies infectieuses humaines ont un réservoir animal, ainsi que 75 % des maladies infectieuses émergentes chez l’homme.

 

  • La santé humaine est dépendante de la santé animale. Comme il ne peut pas y avoir une bonne santé de l’homme sans médecins au contact de la population, il ne peut pas y avoir une bonne santé animale sans vétérinaires au contact des animaux. Dans tous les pays du monde, développés ou émergents, toutes les mesures qui favorisent la présence de vétérinaires vont dans le sens d’une meilleure santé animale, et, par conséquent, d’une meilleure santé humaine, d’une diminution de l’automédication et donc d’un usage plus restreint en antibiotiques. Le diagnostic plus précis permet de cibler sur les médicaments réellement nécessaires.

 

  • Contrairement aux médecins, les vétérinaires ne peuvent pas trouver un équilibre économique par les seuls honoraires qui leur sont versés par leurs clients. Un complément de revenus est donc nécessaire à leur équilibre économique. Dans la plupart des pays d’Europe et du monde, ce complément de revenus est assuré par la vente des médicaments. À quelques exceptions près, les pays où les vétérinaires ne vendent pas de médicaments sont des pays où les vétérinaires ne les prescrivent pas non plus. Car ce sont des pays sans vétérinaires. C’est donc au détriment de la santé animale, puis de la santé humaine.

 

  • En Europe, il a été montré que le fait que les vétérinaires puissent vendre les antibiotiques qu’ils prescrivent ne les conduit donc pas à en prescrire davantage. En revanche, une corrélation forte a été établie entre les fortes consommations d’antibiotiques et l’absence de diagnostic ou de prescription rationnelle par un vétérinaire au contact des animaux. En d’autres termes, plus il y a de vétérinaires sur le terrain, moins il y a d’antibiotiques utilisés sans diagnostic.

 

  • En outre, le guichet unique « prescription-délivrance » est, non seulement plus pratique, mais aussi plus sûr. Car il permet de contrer efficacement la vente de médicaments falsifiés, dangereux ou interdits par des sites internets illégaux. Quand un propriétaire à facilement accès à tout moment à un vétérinaire qui le conseille, lui prescrit et lui vend les médicaments autorisés dont il a besoin, il est, moins tente d’aller « faire ses courses » sur sites internet non contrôlés.

 

  • Pour les industriels, le couplage prescription-délivrance est un support efficace de la diffusion de leurs innovations. En effet, la prescription, puis la délivrance par le vétérinaire du médicament, assurent une continuité entre la mise à disposition de l’innovation par l’industrie et sa transmission au propriétaire de l’animal. À l’expertise lors de la prescription s’ajoute le conseil pour une bonne utilisation du médicament lors de la délivrance.

 

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