Quels sont les besoins du marché ?
Les industries de la santé animale s’engagent fortement dans la Recherche
8 à 12 ans sont nécessaires pour le développement d’un médicament vétérinaire
les médicaments vétérinaires sont soumis à une autorisation de mise sur le marché
De nombreux contrôles pour une production encadrée et évaluée
Communication et publicité – Distribution – Prescription et traçabilité des médicaments vétérinaires
Surveiller les effets indésirables grâce à la pharmacovigilance

Vaccins

Les vaccins : mieux vaut prévenir plutôt que de guérir

 

La vaccination est un des outils permettant de réduire l’incidence d’une maladie en vue, éventuellement, de son éradication à terme.

 

Légende Avantages de la vaccination par rapport au traitement curatif.

 

Le principe de la vaccination repose sur le fait qu’il vaut mieux prévenir une maladie plutôt que de la soigner. Un vaccin consiste donc à provoquer délibérément chez l’animal une réaction immunitaire destinée à le protéger à l’avenir contre un agent pathogène viral, bactérien ou, plus rarement, parasitaire. A l’échelle d’un élevage, c’est l’ensemble du cheptel qui peut être ainsi protégé. Ainsi, dans les élevages de porcs et de volailles, les vaccins représentent de 50 à 60 % des médicaments vétérinaires administrés. La part des traitements curatifs est ainsi réduite.

Et à l’échelle d’un pays, la vaccination est un des outils permettant de réduire l’incidence d’une maladie, en vue à plus long terme, de son éradication.

Pour provoquer la réaction immunitaire protectrice, une souche vaccinale, appelée antigène, est administrée à l’animal. Il convient alors que l’antigène vaccinal soit dénué de pathogénicité résiduelle pour qu’il ne provoque pas la maladie lors de son administration à l’animal.

Les antigènes vaccinaux peuvent alors être de plusieurs types différents.

La prévention est une priorité pour l’industrie du médicament et réactif vétérinaires. En effet, l’infectiologie est un domaine thérapeutique majeur dans la recherche des laboratoires. Cela répond à l’objectif fixé par les entreprises: « mieux vaut prévenir que de guérir ». Grâce à cette recherche, les vaccins permettent de prévenir les animaux face aux maladies mais également de les prévenir rapidement face aux maladies émergentes. 

 

Vaccins vivants atténués

Il peut d’abord s’agir de vaccins vivants mais atténués. Ces vaccins entraînent une excellente protection immunitaire. Sauf exception, ils ne nécessitent pas d’adjuvant. Dans les grands effectifs de volailles, ils peuvent être administrés par l’eau de boisson ou par nébulisation.

 

Vaccins inactivés adjuvés

La seconde voie est celle des vaccins inactivés ou tués ayant perdu leur pouvoir pathogène. Il s’agit par exemple de la plupart des vaccins antirabiques qui contiennent le virus de la rage inactivé. L’absence de multiplication dans l’organisme peut souvent nécessiter une primovaccination en deux, voire trois injections. Souvent, un adjuvant est ajouté pour augmenter la réponse immunitaire. Mais, il peut parfois aussi être à l’origine de réactions locales au point d’injection ou d’une légère hyperthermie transitoire.

La troisième voie est celle des vaccins fractions où seules des protéines antigéniques sont utilisées. Ainsi la vaccination contre le tétanos est réalisée avec une anatoxine tétanique chez les chevaux comme chez l’homme.

 

Vaccins recombinants

La dernière voie, la plus récente, est celle des vaccins recombinants obtenus par génie génétique. Dans le génome d’un agent non-pathogène, il est inséré quelques gènes d’un agent pathogène codant pour des protéines antigéniques protectrices. L’administration de ce vaccin permettra la synthèse de ces antigènes immunogènes chez l’animal sans que la maladie puisse s’y développer.

 

La protection des nouveau-nés

Enfin, pour la protection des nouveau-nés contre les maladies du très jeune âge, il est parfois utile de vacciner les mères. Par l’ingestion du colostrum riche en anticorps d’origine maternelle, le jeune est ainsi protégé temporairement contre ces maladies, jusqu’à ce qu’il puisse acquérir sa propre immunité.

 

La vaccination : un acte que le vétérinaire doit se réapproprier

Retrouvez en lien un article d'Arnaud Deleu du SIMV et Jocely Amiot, Président de la commission vaches allaitantes de la SNGTV, rédigé d'après une présentation réalisée lors des journées nationales des GTV à Reims du 17 au 19 mai 2017.

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