Quels sont les besoins du marché ?
Les industries de la santé animale s’engagent fortement dans la Recherche
8 à 12 ans sont nécessaires pour le développement d’un médicament vétérinaire
les médicaments vétérinaires sont soumis à une autorisation de mise sur le marché
De nombreux contrôles pour une production encadrée et évaluée
Communication et publicité – Distribution – Prescription et traçabilité des médicaments vétérinaires
Surveiller les effets indésirables grâce à la pharmacovigilance

Anti-inflammatoires

Les anti-inflammatoires en plein essor contre la douleur

 

Corticoïdes ou AINS, les anti-inflammatoires sont en première ligne dans le traitement symptomatique de la plupart des maladies animales.

 

 

Légende. Les quatre signes cardinaux de l’inflammation sont décrits depuis l’antiquité. Les anti-inflammatoires luttent contre la douleur, l’œdème, la fièvre ou la vasodilatation (rougeur).

 

Quelle que soit leur origine, la quasi-totalité des maladies chez les animaux a une composante inflammatoire. Les mammites, les bronchites, les gastroentérites, les cystites, les arthrites, les dermites, et toutes les maladies en « ites » se manifestent par une inflammation avec ses quatre signes cardinaux : douleur, rougeur, chaleur (parfois de la fièvre) et grosseur (ou œdème).

 

Un traitement symptomatique

Les anti-inflammatoires sont donc évidemment le premier traitement symptomatique prescrit par les vétérinaires. Même s’ils ne s’attaquent pas à la cause de la maladie (un virus, une bactérie pathogène, une blessure…), ces anti-inflammatoires participent pour beaucoup à la guérison et à la disparition des signes cliniques et de la douleur.

Les anti-inflammatoires appartiennent à deux grandes familles : les anti-inflammatoires stéroïdiens (ou corticoïdes) et, par opposition aux premiers, les anti-inflammatoires non stéroïdiens ou AINS. Les corticoïdes ne sont pas que des anti-inflammatoires. Ils peuvent être aussi utilisés dans les états de chocs, ou comme immunomodulateurs dans le contrôle des allergies notamment.

Les AINS agissent tous en inhibant la synthèse des médiateurs de l’inflammation, surtout les prostaglandines. Contrairement aux corticoïdes, ils ne forment pas une classe homogène aussi bien en termes de structures chimiques que d’activité ou d’indications. Et chaque composé a sa spécificité. Certains AINS sont surtout des antipyrétiques (le paracétamol chez les porcins), d’autres des anti-inflammatoires avec une forte valence analgésique.

 

La valence analgésique

Ainsi, depuis une vingtaine d’années, la composante analgésique des AINS a beaucoup été développée par les laboratoires du médicament vétérinaire afin de répondre à la nécessité de prise en charge de la douleur chez l’animal. La douleur chronique, comme l’arthrose chez les chiens et les chats, a été prise en compte sur le long terme. Dans les chirurgies, la composante analgésie de l’anesthésie est présente lors des opérations chez les chiens, les chats ou les chevaux. Même dans les productions animales, certains AINS sont ainsi indiqués dans des chirurgies aussi fréquentes que la castration des porcelets ou l’écornage des veaux.

Les industriels se sont engagés dans deux programmes de sensibilisation et de communication sur la douleur animale et les moyens de la traiter avec les AINS.

Sous l’égide du Syndicat de l’Industrie du Médicament et réactif Vétérinaires, le projet Panda a développé des actions en faveur d’une meilleure prise en charge de la douleur arthrosique des chiens sur le long terme. Et le programme Boreve a établi des recommandations pour mieux traiter la douleur chez les bovins. Car les animaux qui n’expriment pas beaucoup la douleur, comme les bovins, n’en souffrent pas moins.

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